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Espace perso de VANO"Nous sommes le socialisme, levons-nous, vertu et courage, car nous rallumerons tous les soleils, toutes les étoiles du ciel". Jean JAURES |
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July 01 Il n'est pas besoin d'être en désaccord sur tout pour s'injurier ensembleDialogue saisi sur le vif (et rapporté par la presse locale) : L’Un : « Sarkozy investit dans les bijoux et les voyages ; l’UMP est responsable de la misère !» L’Autre : « C’est dégueulasse, venez rue des V***, je la vois moi la misère, vous je ne vous y est jamais vu ! » L’Un : « Vous y allez (« l’autre » professionnel de santé libéral) pour gagner votre vie sur le dos de la Sécu !» L’Autre : « Monsieur
C*** vous êtes un salaud ! .
Querelle classique de potes de bistro qui ont eu le tort d’aborder la politique par un soir de chaleur estivale ? Non. "Débats" du Conseil Municipal de Villeneuve d'Ascq, le 30 juin 2009. Ah ? bon. Canaillou insolent !Un membre du conseil de Quartier de la Cousinerie, qui a le grand tort d’être aussi un ancien élu municipal ayant fait un mandat sous la magistrature du « maire actuel » mais aussi un mandat sous celle de « l’ancien maire » ose le crime de lèse majesté de signaler par écrit au susdit « maire actuel » son étonnement en lisant, à propos d’une délibération concernant des travaux dans la crèche « les Canailloux » que ceux-ci ont été décidés « après avis de la commission 1 et du Conseil de Quartier Cousinerie » alors que ce dernier n’en a jamais débattu. Et cet insolent ose élargir le propos à la démocratie locale en général, et aux rapports entre les « Elus » et les Conseils de Quartiers » à Villeneuve d'Ascq en particulier. Selon les « bonnes vieilles méthodes » l’insolent reçoit en retour un revers cinglant, qui n’apporte pas le commencement du début d’une réponse sur l’affaire, mais qui le tacle au motif que quand on a été élu d’une municipalité aussi nulle on perdrait tout droit à la critique. Et pour faire bonne mesure le « maire actuel » menace : « Je vais publier la liste de ce que vous n’avez pas fait pendant 7 ans ». Bigre ! Devant de tels arguments, et une telle élégance, l’insolent aurait du remercier, s’excuser, et passer son chemin, les yeux bas et la coulpe battue. Que nenni, il insiste et persiste le bougre : « Je pense qu’il y a un mal entendu, mes propos sont sur votre notion de démocratie participative et non sur le bien fondé ou non des travaux par exemple sur la crèche de canaillous, je ne vœux avoir d’avis car ce dossier m’a pas était présenté au conseil de quartier de la Cousinerie pour avis contrairement à ce que vous notez dans la délibération qui sera présentée lors du prochain Conseil Municipal du 30/6 sauf si j’ai manqué un épisode alors je m’en excuse et je souhaite donc connaître l’avis du Conseil de la Cousinerie. Les 3 autres points sont liés également à la vision de la majorité municipale, certes largement élu, de la démocratie participative c’est vrai « qu’il n'est pas nécessaire d'être d'accord sur tout pour bien travailler ensemble au service de tous!» Mais pour cela il faut avoir de l’information, du dialogue, de la concertation du débat et que les élus du suffrage universel décident mais sans mettre en avant une concertation qu’il n’existe pas. Concernant le jugement que vous me faites sur mes 2 mandats d’élu municipaux, permettez-moi de vous rappeler que je les ai fait le premier sur la liste que vous avez conduit en 1995 et en 2001 sur la même liste que vous. »
On frémit devant tant d’impudence ! Oser rappeler au « maire actuel » qu’il figurait – et en quelle place – sur la liste de l’honni « ancien maire actuel » Peut-être aurait-il fallu prévoir un article du règlement intérieur des « nouveaux » Conseils de Quartier en interdisant la fréquentation aux élus de ce que la « maire actuel » continue à appeler « l’Ancien Régime » ? Réactive ! S'il est un reproche qu'on ne pourra pas faire à Martine Aubry, c'est celui de ne pas être réactive et rapide. A peine ma (modeste) contribution était-elle adressée par mail que je recevais déjà une réponse fort civile : Chère Camarade, Je tiens à te remercier pour ta contribution en réponse à mon courrier du 19 juin. Un rapport de synthèse, assurant la prise en compte de toutes les opinions exprimées par les militants et destiné à nourrir la réflexion collective, sera élaboré. Il sera présenté lors d’un séminaire de direction consacré au projet, le 7 juillet 2009. Je souhaite que les militants puissent participer à toutes les étapes de la reconstruction de notre parti. Je serai amenée à te solliciter directement sous diverses formes dans les mois et les années à venir. Amitiés socialistes, Martine Aubry Ainsi donc entre le 28 juin et le 7 juillet "toutes les opinions exprimées par le militants" auront-elles étaient lues et synthétisées... respect ! Ou bien les responsables de la Direction sont encore plus brillants que nous n'osions l'espérer, ou bien il y a tellement peu d'opinions exprimées que leur lecture peut être bâclée en une petite semaine, ou bien, suivant une tradition bien ancrée, le "rapport de synthèse" a été rédigé avant de lire les contributions, ou bien on nous prends pour des c***, ou bien j'ai mauvais esprit .... Au choix ! June 29 Hénin brun ?Municipales à Hénin -Beaumont Le F.N à 39,34% La tristesse, la honte et la colère. June 28 Chère Martine Comme tous les membres du PS, j'ai reçu hier le courrier de la 1er secrétaire, daté du 19 juin, présentant le programme des mois à venir et invitant le militants à y réagir avant le 3 juillet, par courrier ou par mail à : seminaire-projet@parti-socialiste.fr En militant discipliné, sans véritable illusion sur la portée du geste, mais en préférant là aussi l'excès de naïveté à celui de cynisme et de désespérance, j'ai rendu ma copie qu'en toute immodestie que vous propose de partager. Madame la 1er
secrétaire et chère camarade,
Par ton courrier du 19 juin, tu invites les militants du PS à « réagir aux grandes orientations » que tu as tracé, en vue d’un séminaire des « instances dirigeantes » le 7 juillet. Militant du parti depuis près de quarante ans, je le fais avec la volonté de contribuer à une tâche collective et dans l’absolu respect des camarades chargés de la mener à bien, et de la 1er secrétaire en particulier.
Il me semble que l’on ne peut que partager ton analyse de notre échec, de nos échecs, et qu’apprécier que, sans aveuglement mais aussi sans auto -flagellation excessive, tu prennes ta « part des responsabilités » Chaque militant, j’en suis persuadé, doit en faire de même, en fonction de sa place et de ses fonctions dans le parti. On ne peut aussi que partager ta conviction que les français ne supportent plus chez nous « les divisions, les petites phrases de dénigrement et le bal des égo ». A vrai dire, on est même tenté de dire « des noms ! ». Certes, il serait suicidaire de vouloir refonder le parti en commençant par je ne sais quelle épuration ou quelle séance de dénonciations ou de pénitence collective. Pour autant je ne suis pas sur que l’on puisse se limiter à dénoncer des comportements sans prendre dés à présent des mesures pour en empêcher le renouvellement.
J’entends bien que tu fasses le choix de « refonder notre projet et de transformer le PS », dans cet ordre, en mettant donc le projet comme première étape. J’avoue qu’il me semblait que le congrès que tu as remporté dans les conditions que l’on sait avait eu pour tâche de le définir. J’avoue aussi craindre un peu qu’en faisant de la nécessaire refondation de celui-ci un préalable à la transformation du parti on repousse celle-ci aux calendes grecques. Bien sur, des conventions thématiques échelonnées au cours de l’année 2010 peuvent être de bonnes occasions à la fois d’élaborer le projet ensemble et d’y associer les français. Même si des certains pourraient se demander si cela ne ressemble pas aux exercices de « démocratie participative » tant décriés par nombre de ceux qui seront chargés d’animer ces conventions. Encore faut-il aussi que nous soyons persuadé que nous avons le temps de consacrer toute l’année 2010 à cet exercice, avant de nous atteler aux réflexions sur les alliances, puis sur les primaires, puis enfin à la rénovation du parti. Avons-nous vraiment le temps de procéder ainsi ? Ne prenons nous pas le risque de reproduire ce que nous avons fait lors de la dernière élection présidentielle : en être à l’étape du choix du candidat quand l’adversaire a déjà intronisé le sien ?
Mettre l’élaboration d’un projet avant la désignation d’un(e) candidat (e) peut apparaître comme cohérent pour un parti qui met la défense des idées et des valeurs bien au dessus de l’adhésion à une femme ou à un homme charismatique. En même temps cela aboutit, comme cela a été le cas en 2007, à désigner un candidat sans lui permettre de proposer son programme, puisque celui-ci serait sensé avoir été élaboré au préalable. Sur quels débats les militants – ou les citoyens dans le cadre de primaires – feront-ils alors leur choix ?
Que les « primaires », ouvertes ou non, ne soient pas « une solution miracle qui répondrait à tous nos maux », j’en conviens tout à fait. En effet elles ne sont pas qu’un « dispositif technique », et s’engager dans cette voie serait à la fois un signal d’un changement de pratiques et un profond bouleversement des fonctions mêmes du parti. En effet, et nous le déplorons tous, celle de désigner des candidats aux différentes élections est devenue bien souvent la première, si ce n’est la seule, de notre parti. Qu’il faille que se soit les militants qui décident de cette question, qui pourrait y trouver à redire ? Mais en même temps, s’ils sont appelés à le faire sans que rien n’ait été modifié dans les règles de fonctionnement du parti et plus encore dans ses pratiques, cela revient bel et bien à demander à l’appareil existant, en utilisant les règles existantes de justement leur substituer autre chose. Pour avoir vu, dans notre fédération du Nord, et dans ma propre section en particulier, comment ceux qui contrôlent –légitimement- l’appareil ont pu limiter l’afflux des nouveaux adhérents par crainte de voir ceux-ci modifier les positions des uns et des autres, je suis pour le moins dubitatif. Pour tout dire, il m’arrive de craindre que ce débat sur les primaires ait la même fonction que naguère le « débat idéologique » que les dirigeants de la SFIO mettaient en préalable à toute démarche unitaire. Il me semble par exemple tout à fait surréaliste de garder les exigences d’ancienneté d’adhésion pour être admis à voter au sein du parti alors que celui-ci prétend vouloir se transformer. Comment peut-on espérer faire revenir celles et ceux de nos camarades qui nous ont quittés parfois par lassitude parfois par écœurement en leur proposant d’adhérer, puis de regarder ceux-là mêmes qui les ont amenés à nous quitter décider entre eux de l’avenir du parti qu’ils auraient rejoint ?
Pour avoir
fréquenté de prés la SFIO et certains de ses responsables dans ma jeunesse, je
ne suis pas de ceux qui jettent l’anathème sur ce parti dont nous sommes,
aussi, un peu les héritiers. Pour autant il m’arrive de craindre que nous retrouvions
les mécanismes qui l’ont amené à des résultats calamiteux puis à sa disparition
en tant qu’organisation. Je reste ainsi
un peu interrogatif sur les orientations que tu proposes en termes d’alliances.
Si j’adhère pleinement à la volonté de nous adresser aux « partis de gauche qui aspirent à gouverner
ensemble, socialistes, écologistes, communistes, républicains ou citoyens »
je suis un peu étonné qu’aucune mention
ne soit faite du courant « radical ». Est-ce un oubli qui serait
quelque peu méprisant, ou l’acceptation par avance d’une séparation à laquelle
le Président de la République aspire à l’évidence ? La mention, à propos des prochaines élections régionales, selon laquelle « nous devons définir nos alliances électorales ainsi que des principes de renouvellement et d’ouverture, laissant bien évidemment l’autonomie nécessaire aux régions pour composer les listes qui nous feront gagner » me semble ainsi lourde de possibilités d’interprétations pour le moins multiples. Si nous voulons répondre aux attentes des français, si nous voulons combattre le rejet de la politique et les tentations populistes, nous ne pouvons pas continuer à considérer que tel parti est infréquentable au niveau national, mais peut continuer à constituer une majorité avec nous au niveau municipal ou intercommunal. Ou au moins faut-il déterminer dés à présent dans quelle situation nous le considérerons pour l’échelon régional. Sur ce même sujet des élections régionales et cantonales, il me semble que leur préparation est en quelque sorte considérée comme indépendante des engagements de refondations et de reconstruction qui structurent ton courrier. Ainsi le calendrier des désignations des candidats à ces élections locales n’apparaît-il pas sur celui de l’élaboration du projet. Comme si nous pouvions mener d’une part une réflexion sur celui-ci et sur la refondation de notre parti, de ses pratiques, de ses mœurs, et en même temps désigner nos candidats à la dernière élection avec l’échéance présidentielle sans rien modifier de ces pratiques et de ces mœurs. Sans oser, par exemple, aborder de front la question des comportements de certains d’entre nous lors des votes internes au parti socialiste, et donc de la validité des résultats obtenus dans ces conditions. Ou sans avancer de manière beaucoup plus forte dans le refus du cumul des mandats, de la parité réelle y compris dans les élections à l’assemblée départementale, du renouvellement des candidats etc.
J’ai très envie de partager ton rêve d’enthousiasme et de fraternité retrouvés. J’ai souhaité, modestement, apporter ma pierre à la réflexion collective sans attendre de confronter mes analyses et mes réflexions avec celles de mes camarades au sein, par exemple, du courant dont j’ai défendu les positions lors du congrès. Il me semble en effet aujourd’hui que les logiques de fonctionnement de ces courants ne participent plus à l’élaboration collective d’une pensée commune, mais au contraire aboutissent à l’appauvrissement des idées et à la caporalisation des militants. Militant dans la fédération du Nord, minoritaire dans celle-ci comme dans ma section, il m’est arrivé de regretter que l’ouverture et le rassemblement que tu as initiés après le congrès et tout récemment encore au niveau de la direction nationale ne trouvent pas leur corollaire dans notre fédération. Il me semble aujourd’hui que l’enjeu n’est peut - être déjà plus celui-là. Peut-être est-il à rendre possible l’intervention directe des militants, l’ouverture de débats multiples et décentralisés, la constitution de groupe de réflexions et d’actions thématiques. C’est dans ce cadre que j’ai voulu « nourrir la réflexion » en usant de cette « liberté de ton (et de) cette nécessité d’expression » que tu appelles de tes vœux.
Les miens t’accompagnent dans la tâche à laquelle tu es engagée.
Saluts et fraternité. |
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